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6/5/2011
UNE BÉNÉDICTION AVANT LE DÉPART
Ils partent de Namur pour Saint-Jacques de Compostelle: le récit, à vivre, sur le Net
Quand un marcheur rencontre un autre marcheur... la conversation porte sur les trucs et astuces pour éviter les ampoules, les crampes, alléger le baluchon... Ces marcheurs partent sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. ''De Namur à Saint Jacques de Compostelle'' c'est l'intitulé de ce périple imaginé par la province de Namur. Le but est ici, en allant à la rencontre des gens, d'assurer la promotion de la province de Namur en dehors de nos frontières et à travers les réseaux sociaux de confier leurs impressions à ceux restés au pays. Au moment du départ, le chanoine Jean-Marie Huet a béni les pèlerins du moins ceux qui le souhaitaient.
Le député provincial Jean-Marc Van Espen a toujours rêvé de marcher jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle. Une confidence qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Le directeur de la Fédération du Tourisme de Namur, Francis Malacord a imaginé un chemin de Compostelle mais autrement. Un chemin scindé en tronçons parce qu'il n'est pas toujours simple de tout abandonner pour trois mois, le temps nécessaire pour parcourir les 2600 kms qui séparent Namur de Compostelle. Un chemin que l'on effectue en équipe en profitant des nouvelles technologies.
Chaque équipe reçoit un smartphone et a pour mission, au fil du périple, de confier ses impressions sur un blog qui se veut interactif. Les premiers messages y figurent: principalement des encouragements pour les 100 marcheurs qui se préparent à relever le défi.

Ambassadeurs de la province
Des marcheurs qui seront aussi des ambassadeurs. C'est une autre particularité de ce Camino. Sur la route, les participants auront pour mission de vanter les beautés de la capitale wallonne mais d'une manière plus large de toute la province. Le directeur de la fédération du tourisme jamais à cours d'imagination imagine bien, ponctuer cette aventure, par un jumelage entre Namur et Saint-Jacques de Compostelle. La balle est dans le camp de la Ville de Namur.
Les premiers marcheurs viennent de quitter Namur, ils marchent jusqu'à la frontière française. Au fil des kilomètres parcourus, ils ont un contact avec les mandataires locaux pour leur expliquer combien ces pèlerins qui passent par notre région sont nombreux. Une autre forme de tourisme à chouchouter.
D'ici quelques jours, des pèlerins namurois prendront le relais. Ils vont cheminer de Vézelay à Saint-Jean-Pied-de-Port. Quelques jours plus tard, d'autres assureront la dernière partie de ce périple. Départ de Saint-Jean-Pied-de-Port pour gagner, via une route qui longe l'Atlantique, Saint-Jacques de Compostelle.
Pierre Genin, président de l'Association Belge des Amis de Saint Jacques de Compostelle a parcouru les premiers kilomètres avec les marcheurs. Le Camino, il connaît. Il sait combien le chemin est beau mais difficile. Alors, il a voulu féliciter ceux et celles qui vont vivre ces quelques jours fous. ''Etre pèlerin est une belle vocation, a souligné Pierre Genin. Dépouillé de presque tout, sans grand confort, vous allez marcher! Vous allez rencontrer celles et ceux de votre groupe mais aussi les autochtones des régions que vous allez traverser. C'est par le pèlerinage et les rencontres qu'il favorise que l'Europe s'est faite au Moyen Age et continue à se vivre depuis 30 ans maintenant dans un renouveau qui n'a pas l'air de s'essouffler.''

Une pause
Aujourd'hui, prendre la route de Saint-Jacques de Compostelle est très à la mode. La démarche religieuse, la démarche du pèlerin en recherche ou soucieux de développer ses convictions a bien évolué. Il y a quasi autant de motivations à ''faire le Compostelle'' qu'il y a de marcheurs. ''Le Chemin est aussi un moyen de se retrouver, a souligné le chanoine Huet avant de bénir ces marcheurs, de faire une pause dans l'activisme qui est souvent le nôtre, pour essayer de retrouver l'essentiel: le sens de notre vie, les véritables valeurs auxquelles il vaut la peine d'adhérer, et non pas les pseudo-valeurs d'un monde où la recherche de l'intérêt personnel est privilégiée au détriment de la solidarité et du partage.''
Une bénédiction qui a été donnée au pied de l'autel de saint Jacques installé dans l'église du même nom dans le coeur de Namur. Un lieu autrefois destiné à venir en aide aux personnes malades. Elles étaient accueillies par les Dames de Saint-Jacques. Un lieu qui était aussi fréquenté par les pèlerins se rendant à Saint-Jacques. Namur se trouvant sur une route importante. La Ville avait déjà bien compris qu'il était important de guider les pèlerins. Il y a quelques années, ce sont des coquilles en cuivre qui ont été placées sur le sol. Ouvrez l'oeil et vous les remarquerez.
Les amoureux du pèlerinage et du patrimoine en général ne peuvent qu'être préoccupés par le devenir de cette église qui vient d'être désacralisée. Le chanoine Huet a dit la volonté de l'Evêché de Namur de se mobiliser pour, avec d'autres partenaires, aider à trouver une nouvelle affectation pour ce lieu chargé d'histoire.
Christine Bolinne
Pour suivre cette aventure humaine: info@namur-stjacques.eu
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