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20/5/2011
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Le Foyer Saint-François, havre de paix pour mourir dignement
Depuis vingt ans, le Foyer Saint-François à Namur permet à des malades, quand tout espoir de guérison est vain, de mourir dignement et sans souffrir. Mgr Rémy Vancottem, évêque de Namur, a tenu à visiter ce centre de soins palliatifs qui a vu le jour à l'initiative de la Congrégation des Soeurs de la Charité. Avant de rencontrer quelques malades, il a découvert le fonctionnement du foyer, pionnier en matière de soins palliatifs. L'évêque a aussi échangé avec l'équipe médicale et les bénévoles: ''Je vous admire beaucoup, leur a-t-il dit. Ce n'est pas simple d'être ainsi confronté à la mort.'' Des hommes et des femmes souriants, d'une grande sérénité et toujours disponibles. Des personnes à l'écoute du malade mais aussi des proches.
Rien à voir avec une clinique. Et c'est bien comme ça que la Congrégation des Soeurs de la Charité a voulu ce bâtiment. De larges baies vitrées pour laisser entrer la lumière et les rayons d'un soleil quasi estival. Des fenêtres qui offrent une vue idéale sur le parc avec ses hauts arbres. La nature s'invite aussi à l'intérieur du bâtiment avec des plantes vertes, des fleurs et même un canari! Différents salons ont été aménagés afin que le malade qui peut encore se déplacer puisse y recevoir sa famille, des amis... Régulièrement, ces salons sont ainsi utilisés pour un repas plus festif: anniversaire, fiançailles... ''Nous avons déjà eu des baptêmes chez nous. Des jeunes mariés viennent saluer leur proche, explique soeur Jacques-Marie, économe générale de la Congrégation des Soeurs de la Charité. Des familles se sont aussi réconciliées chez nous. Les soins palliatifs permettent de finir un chemin et ça c'est très riche.''

Sérénité et dignité
Les malades qui arrivent au Foyer Saint-François ont déjà, le plus souvent, séjourné de longues semaines dans des hôpitaux. L'équipe du Foyer a la volonté de leur apporter sérénité et dignité tout en veillant sur une maîtrise de la douleur. ''Lorsque les personnes arrivent chez nous, elles se sentent immédiatement à l'aise. Elles savent qu'elles vont mourir et qu'elles seront accompagnées, précise soeur Agnès, supérieure générale des Soeurs de la Charité. L'accompagnement apaise déjà beaucoup les douleurs.''
Cette présence au chevet est possible bien sûr grâce à l'équipe médicale mais aussi aux bénévoles. Ils sont une centaine à graviter autour du foyer. Leur rôle est essentiel et pour cela, ils sont eux aussi formés. Le candidat au bénévolat au Foyer Saint-François passe d'abord un entretien avec un psychologue puis, il y a une formation. A l'issue de celle-ci, la personne est épaulée pendant trois mois avant d'agir seule.

Massage, aromathérapie
Un soin tout particulier est apporté au bien-être de la personne. Le personnel infirmier ou encore les médecins savent prendre leur temps pour écouter, parler. Le personnel administratif peut lui prendre en charge toute la paperasserie et pour beaucoup, cette intervention est déjà un réel soulagement. Les soins sont encore là pour aider la personne à ne pas être en éternel conflit avec ce corps devenu si douloureux. Des massages sont prévus, de l'aromathérapie, de la musicothérapie... Les chambres sont spacieuses, climatisées avec chacune, une véranda. Tout est fait pour que le malade réussisse à mettre la douleur entre parenthèses.
Les séjours ont une durée très variable, ils vont de quelques heures à plusieurs mois. Lorsque les religieuses de la Congrégation des Soeurs de la Charité ont créé Saint-Français, elles ont fait office de précurseurs. Ce n'était pas avec l'objectif de concurrencer les hôpitaux ou les centres existants. Au départ, les religieuses misaient sur la complémentarité avec les cliniques. Elles avaient et ont toujours le souci de répondre à leur charisme, à la volonté de leur fondatrice. Une congrégation fondée par une Namuroise, Marie-Martine Bourtombourg décédée en 1732. Une femme très riche et qui a été très ''courtisée'' pour son argent notamment par un évêque. Il aurait bien volontiers mis les fonds dans la construction d'un séminaire. Marie Martine Bourtonbourt lui a répondu: ''il paraît que les temples de chair sont plus importants aux temples de pierre.'' Dans son testament, elle précisait qu'elle voulait fonder une congrégation pour que les religieuses viennent en aide aux personnes malades, abandonnées. Et depuis, ces soeurs continuent l'oeuvre de leur fondatrice, Saint-François correspondant aux mêmes souhaits. Aujourd'hui, la Clinique et Maternité Sainte-Elisabeth et le Foyer Saint-François ont décidé d'intensifier leur collaboration.

Ouvert à tous peu importe les convictions
Si la dimension de Saint-François est clairement chrétienne, les dix lits du foyer accueillent les personnes qu'importe leurs convictions. Le Père Gérald entoure l'équipe: ''Toutes les croyances sont acceptées et respectées. Nous avons l'esprit très large'' dit-il. Chaque jour, une messe est célébrée. Une fois par mois, le premier samedi, la messe est célébrée pour les défunts des dernières semaines. A chaque décès, une cérémonie d'au revoir est organisée. Elle réunit la famille mais aussi le personnel. ''C'est notre manière de les entourer, souliqne Mme Darakhshan, coordinatrice au Foyer. Nous envoyons une carte un mois après le décès puis à la date anniversaire. Et pendant une année et même plus si nécessaire, nous sommes près des familles pour les accompagner, les aider à surmonter cette épreuve.''
Christine Bolinne
Le foyer Saint-François est situé 39, rue Loiseau à Namur. Tél: 081/74.77.80 ou www.foyersaintfrancois.be
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