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11/2/2011
ILS VIENNENT DU MONDE ENTIER
Demain, ils seront prêtres dans le diocèse. Aujourd'hui ils étudient au séminaire Rédemptoris Mater
Les examens sont terminés. En attendant que les cours du second trimestre reprennent, comme tous les étudiants du monde, les séminaristes prennent du repos. Une détente loin de la famille: ils viennent de Pologne, d'Uruguay, d'Argentine... Tous font partie du Chemin Néo-Catéchuménal. Aujourd'hui, ils se forment à la prêtrise dans un séminaire Rédemptoris Mater. Un tel séminaire diocésain missionnaire international fonctionne, à Namur, depuis 10 ans maintenant. Plusieurs prêtres qui s'y sont formés ont été ordonnés à Namur et sont en charge, de paroisses, dans le diocèse.
L'abbé Rocco Russo (la photo) est le recteur du séminaire Redemptoris Mater. Originaire du sud de l'Italie, il s'est formé à Rome avant d'arriver à Namur. Il feuillette un album photos. Les premières photos... sont celles d'un chantier! Le séminaire Redemptoris Mater est installé dans le même bâtiment que le séminaire Notre-Dame. Il occupe le dernier étage, dans les combles. Rien que la charpente -aujourd'hui magnifique- aura demandé des heures et des heures de travail. La plupart des poutres étant recouvertes de peinture. L'ensemble est très chaleureux. Une salle à manger, un salon pour discuter avec un espace pour les cours de français, la salle des ordinateurs... et bien sûr un sanctuaire de la Parole. Un espace où chaque jour les séminaristes individuellement ou en groupe se retrouvent pour décortiquer, méditer l'Ecriture Sainte (la photo).

C'est quoi le ''Chemin''?
Un point commun entre ces jeunes venus d'un peu partout dans le monde: ils appartiennent au Chemin Néo-Catéchuménal. Le Chemin Néo-Catéchuménal a ses statuts. Ils ont été approuvés par le pape Benoît XVI. Avant lui, Jean-Paul II avait beaucoup fait pour la reconnaissance du ''Chemin''. Cet itinéraire d’initiation chrétienne est né en Espagne. On le doit à un artiste. Kiko Argüello avait tout pour être heureux dans la vie: l'argent, le succès... Et pourtant, il sentait qu'il passait à côté de choses plus belles encore. Alors, il a tout abandonné et s'est installé dans un bidonville près de Madrid. Sa vie: être là au milieu des plus pauvres, lire la Bible et jouer de la guitare. Très vite, il a intrigué. On lui a demandé ce qu'il lisait. Il a partagé sa lecture de l’Evangile de Jésus-Christ. Le Chemin Néo-Catéchuménal était né. Dans les statuts on parle d’ailleurs de “Ce kérygme qui a pris la forme concrète d’une synthèse catéchétique fondée sur le “tripode”: “Parole de Dieu-Liturgie-Communauté” et qui a pour but de conduire les personnes à une communion fraternelle et à une foi mûre.”

Au pays de Manneken Pis
De nombreux jeunes qui participent au Chemin décident de devenir prêtre. Ils seront prêtres et missionnaires. Et la formation, c’est déjà un premier départ pour la mission. Les jeunes se forment en dehors de leur pays d’origine dans un séminaire Redemptoris Mater. Ils ne choisissent pas le lieu, c’est le tirage au sort qui désigne l'endroit où ils étudieront. Ainsi Santiago est originaire d'Argentine: ''Quand on m'a dit que j'allais en Belgique pour me former j'ai été surpris. Je ne connaissais pas la Belgique.'' Impossible bien sûr de situer notre petit pays sur une carte. Le papa de Santiago l'a aidé: ''C'est au Nord de la France. Mais cela ne m'en disait pas beaucoup plus! Et puis j'ai découvert que j'allais au pays de Manneken Pis.'' raconte le jeune séminariste dans un grand éclat de rire.

Le français, une priorité
L’abbé Rocco Russo, recteur, veille à l'apprentissage du français. Le français est d'ailleurs la seule langue parlée, le plus souvent avec des accents bien chantants, au séminaire. “Ses” dix-sept séminaristes représentent dix nationalités différentes! Trois devraient arriver prochainement: ils attendent leur visa. La première étape est donc d’apprendre la langue du pays. “Nous avons un professeur de français qui vient, ici au séminaire, pour leur apprendre la langue. Une fois qu’ils sont à l’aise en français, ils suivent les cours du Studium avec les autres séminaristes du Séminaire Notre-Dame.” Particularité après les deux années de philosophie, ils partent en mission. Durant trois ans, ils aideront des prêtres, assureront le catéchisme... et garderont bien sûr un contact avec le Chemin Néo-Catéchuménal. Certains sont partis en mission à Marseille, d'autres en Tunisie, aux Philippines... De retour de ce stage, ils terminent leurs études. Ils seront ensuite ordonnés dans le diocèse et dépendront de l’évêque de Namur. L’abbé Russo: ''Nous avons la conviction que le coeur de l’homme, qu’importe le contexte culturel ou encore social, reste le même partout.”
Dans les prochains mois, le recteur et les séminaristes du séminaire Redemptoris Mater fêteront leurs dix ans de présence à Namur. Un anniversaire auquel les diocésains seront associés. Nous y reviendrons plus longuement.
Christine Bolinne
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