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27/3/2011
JOURNÉE DE RÉFLEXION
Le chantier paroissial: ce n'est pas du ''clé sur porte''
Samedi studieux pour tous ceux et celles impliqués, au niveau du diocèse de Namur, dans la mise en place du chantier paroissial. Dans le diocèse, plusieurs doyennés réfléchissent déjà sur la manière d'utiliser, de manière plus rationnelle, les énergies qui existent dans les paroisses. L'objectif étant de faire passer la Bonne Nouvelle avec, notamment, une meilleure implication des laïcs. Cette matinée a permis un partage des expériences. Elle a aussi permis à ceux qui ne connaissent pas encore le chantier paroissial d'en apprendre plus. Mgr Warin, évêque auxiliaire de Namur qui porte ce dossier mise en effet beaucoup sur, ce qu'il appelle, ''la contagion positive''.
Mgr Rémy Vancottem, évêque de Namur, était présent à cette matinée. Le chantier paroissial n'est bien sûr pas pour l'évêque une découverte. Lors de ses visites dans le diocèse, il a entendu parler des initiatives qui, à gauche et à droite, se mettent en place. Samedi matin, c'était l'occasion de faire le point. Françoise Hamoir, membre du chantier paroissial, dira en saluant les personnes présentes que ce moment est idéal pour partager ce qui se vit déjà, de voir combien les initiatives sont différentes d'Andenne à Habay-Etalle en passant par Couvin et Bouillon. Quand on parle de chantier, on parle de construction. Ici, il est question de la construction de l'Eglise d'aujourd'hui mais aussi de demain. La tâche est importante: beaucoup de personnes ont pris de la distance avec l'Eglise. Elles ne retrouvent le chemin de cette Eglise que pour des funérailles, des mariages ou encore quand les enfants reçoivent les sacrements. Une réalité. Avec, en toile de fond, une autre réalité: le nombre de prêtres qui ne cesse de réduire. Que faire? ''Un chantier, comme son nom l'indique, n'est jamais terminé. Il est là, dira Françoise Hamoir, pour s'inscrire dans une histoire, dans la continuité de ce qui se vit. Nous ne sommes pas là pour apporter du ''clé sur porte'' mais pour nous adapter à ce qui existe suivant les lieux, les communautés pour être, tous ensemble, au service de l'évangélisation, de la parole de Dieu.''

A chacun sa brique
Marie-Hélène Lavianne a pris en charge les personnes qui ne connaissaient pas encore le chantier. Mgr Vancottem s'est joint au groupe. Mme Lavianne a redit combien il était important que les uns et les autres s'impliquent, que chacun apporte ''sa brique''. Ils ont ainsi évoqué les endroits où les communautés chrétiennes ont quasi disparu. Tout en précisant que ce n'est pas parce que ces personnes ne viennent plus aux célébrations qu'elles ne seraient pas d'accord de s'impliquer dans des projets. Une manière de les ramener vers les églises? Pourquoi pas. Eric parlera aussi de la solitude qui existe dans les villages, surtout pour les personnes âgées ou malades. N'est-ce pas une mission du chrétien d'aller à la rencontre de ces personnes sans pour autant sortir sa Bible? Beaucoup de réflexions aussi sur les jeunes. Il faut les intéresser avec leurs outils à eux, entend-on autour de la table. Bref, partout, il y a des ''travaux'' à réaliser.

Réalités, espoirs... et patience
Ceux qui ont déjà retroussé les manches dans le chantier ont fait part de leurs réflexions. Que retenir? Il ressort du travail des groupes qu'il est difficile de faire changer les habitudes. Pas simple de faire comprendre qu'il n'y aura plus de messe, chaque semaine, dans sa paroisse, qu'il va falloir bouger. Ceux qui ont accepté d'être des ''chrétiens sans église fixe'' sont généralement satisfaits: ils se retrouvent dans des communautés plus importantes pour des moments plus vivants, plus porteurs. ''Nous visons une meilleure fraternité'' relaie-t-on.
Les souhaits? Ils sont nombreux. Certains souhaitent que des prêtres se montrent plus enthousiastes face à des regroupements entre paroisses, entre catéchèses.... Ils voudraient aussi des meilleurs outils de communication pour faire connaître leurs actions...
Le mot de la fin reviendra à l'évêque. Mgr Vancottem saluera le travail mené par Mgr Warin dans l'élaboration de la charte de ce chantier paroissial. Mgr Vancottem: ''J'apprécie la place que prend la parole de Dieu dans l'élaboration de ce chantier paroissial et aussi le fait que l'on prenne du temps pour étudier le terrain en épousant les particularités de chaque endroit. Il est nécessaire d'aller vers les personnes, prendre du temps est donc indispensable et ce, malgré l'urgence de la mission.''
Mgr Vancottem souligne l'importance de la dimension sacramentelle de l'Eglise. Une dimension que le chantier ne doit pas occulter. L'évêque insiste: ''Dans nos communautés chrétiennes, l'eucharistie a une très grande importance, elle est le coeur des coeurs de notre Eglise. Dans tout ce que nous réalisons et allons réaliser, nous devons garder l'eucharistie au coeur de notre église, elle ne peut être confondue avec une assemblée dominicale.'' Si Mgr Vancottem est heureux de constater l'impatience de ces hommes et de ces femmes qui se mobilisent pour faire partager leurs convictions, il encourage à la patience.''Ne jugeons pas ceux qui font de la résistance. Quoi que nous ayons à faire nous devons être les témoins de la bonté de Dieu. il faut donc être patient et aimer les personnes.''
Christine Bolinne

L'équipe du chantier paroissial (la photo) est composée de Mgr Pierre Warin, évêque auxiliaires; des vicaires épiscopaux, les abbés Christian Florence et Pascal Roger, de Marie-Hélène Lavianne et Françoise Hamoir. Les uns et les autres se déplacent, à la demande, dans les paroisses, pour parler de ce chantier. Si vous souhaitez qu'une réunion d'information ait lieu chez vous, il suffit de contacter Marie-Hélène Lavianne au 0474/66.93.63
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