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1/7/2011
ORDONNÉS DEPUIS MOINS DE 10 ANS
Moments de détente mais aussi de réflexion pour les jeunes prêtres du diocèse
Le conseil vient de l'évêque lui-même: ''Essayez de laisser les soucis pastoraux de côté et prenez du plaisir à vous rencontrer et à prier ensemble.'' Un conseil que Mgr Vancottem adressait aux jeunes prêtres, entendez par là, ceux qui comptent moins de dix ans de vie ordonnée. Durant trois jours, à Warnach, ils ont partagé des moments de détente mais aussi de réflexion sur la fraternité sacerdotale avec des témoignages de prêtres qui vivent en communauté ou encore sur l'équilibre de vie du prêtre.
Il est de tradition dans le diocèse de Namur de réunir, une fois par an, les prêtres ordonnés depuis moins de dix ans. ''J'espère que nous réussirons à laisser les soucis pastoraux de côté. Nous devons prendre du temps pour nous parler. Je suis ainsi disponible pour les entretiens personnels'' tiendra d'emblée à préciser Mgr Vancottem. L'évêque rappellera encore que cette session n'a bien sûr pas pour objectif de scinder le presbytérium du diocèse. C'est à Warnach, dans la communauté des Frênes, que Mgr Vancottem avait rendez-vous avec ''ses jeunes'' prêtres. Reprenant ainsi, après Mgr Léonard, le flambeau.
Quelques prêtres avaient préparé cette session. Au programme: trois jours pour travailler mais aussi laisser du temps à la prière et à la détente. La visite du musée en Piconrue (la maison des légendes installée à Bastogne) était au programme tout comme la visite du musée consacré à la bataille des Ardennes. L'objectif de cette session est également de permettre aux prêtres, à l'agenda bien rempli, de se retrouver. En dehors de cette session, difficile de se réunir pour faire du sport, aller au cinéma ou tout simplement prendre le temps de discuter.

Fraternité entre prêtres... déjà dans les actes des apôtres
Cette session a ciblé les réflexions sur d'une part l'équilibre de la vie du prêtre et d'autre part sur la fraternité sacerdotale. Le chanoine Joël Rochette, recteur du séminaire Notre-Dame de Namur a introduit le thème en relevant que même le Droit Canon envisage la solidarité apostolique. Il a souhaité démontrer aux prêtres que cette fraternité est très ancienne, relayée par les actes des apôtres. Le recteur du séminaire se basera notamment sur une série d'articles du Directoire pour le ministère et la vie des prêtres. Il y est écrit: ''chaque prêtre est uni aux autres membres du presbytérium, par des liens particuliers de charité apostolique, de ministère et de fraternité.'' Une famille où les liens sont ceux de la grâce de l'Ordre. Il a aussi tenu à rappeler à ses jeunes confrères ce geste de l'imposition des mains. Un geste qui constitue un des moments forts de l'ordination presbytérale. Il est pratiqué en premier lieu par l'évêque et reproduit par tous les prêtres présents. Plusieurs significations autour de ce geste dont celle d'appartenance à une même famille. Il encouragera encore, toujours sur base de ce directoire, à ''surmonter les limitations et les faiblesses propres à la nature humaine qui, aujourd'hui, sont particulièrement ressenties et à rejoindre le prêtre qui est seul.''

Expériences de vie en communauté
Viendra alors le temps des témoignages: quatre prêtres, quatre expériences différentes. L'abbé Roger Kauffmann (la photo) fait partie de la communauté des Frênes à Warnach. ''Une communauté chrétienne précise-t-il. Nous sommes dans les années 70, l'abbé Roger Kauffmann, un futur prêtre (Philippe Moline) et Paul achètent une ancienne ferme -une ruine- à Warnach. Des travaux énormes débutent: ils cassent beaucoup de murs et reconstruisent. L'endroit est très chaleureux et propice à la prière. C'est devenu un lieu d'accueil pour les retraites mais aussi pendant plusieurs années pour les paumés de la vie. Un atelier de restauration de meubles y est installé et ce sont ces gens ''perdus'' qui, grâce à ce travail, reprennent pied dans la vie. Et lorsque Paul rencontre Laurence, il faut repenser la manière de vivre. Paul et Laurence sont aujourd'hui les parents de grands enfants. Paul est devenu diacre. Le couple habite à deux pas des Frênes. La communauté se vit dans les tâches de tous les jours, dans la prière. La prière qui rythme les journées. L'atelier de restauration de meubles a fermé ses portes depuis longtemps. Le savoir-faire est lui toujours intact: les compétences sont mises au service des églises des environs: un coup de pinceau par ici, une restauration de statue par là.... Les abbés Kauffmann et Moline rejoints par l'abbé Pluquet s'occupent des paroisses du secteur. ''Ce qui nous fait tenir? s'interroge l'abbé Kauffmann avant de donner une réponse: c'est la volonté de ne pas devenir es fonctionnaires du culte.''

Il faut le vouloir
L'abbé Christophe Rouard est vice-recteur des sanctuaires de Beauraing. Il est aussi professeur au séminaire de Namur. Inutile de préciser que ses journées sont bien remplies. L'abbé Rouard fait aussi partie du mouvement Focolari fondé par Chiara Lubich. ''Chez les Focolare nous avons le souhait de vivre la communion fraternelle. Nous voulons que tous soient bien.'' Une fois par semaine, l'abbé Rouard rejoint d'autres prêtres eux mêmes Focolare pour un temps de vie communautaire. ''C'est indispensable pour grandir dans la vie chrétienne mais aussi se détendre. La détente c'est regarder, ensemble, un film, faire une balade, cuisiner... Pendant la semaine nous avons des contacts, entre nous, par mails, grâce à skype...''
L'abbé Juan Carlos Conde Cid (sur la photo avec l'évêque) est lui en charge de la paroisse de Jambes Velaine. Il est aussi juge pour l'officialité et fait partie du Chemin Néocatéchuménal. Après avoir vécu plusieurs années avec d'autres prêtres dans le presbytère de Jambes-centre, il se retrouve maintenant ''seul''. ''Il faut s'y habituer dit-il. Avant, on priait ensemble le matin, on partageait la vie de la paroisse dans ses joies et ses difficultés. Si nous n'avons plus la volonté de nous rencontrer on ne se voit plus. Quand on n'habite plus ensemble, il faut faire preuve de beaucoup plus de volonté pour se retrouver.'' Le Chemin Néocatéchuménal prévoit aussi des temps de prières entre membres de la communauté. Une communauté sur laquelle l'abbé Conde Cid compte encore non seulement pour le soutenir mais aussi pour l'alerter quand ça ne va pas. ''C'est ça la correction fraternelle: on peut se dire les choses qui vont bien mais aussi quand ça va moins bien. C'est indispensable.''
Dernier intervenant l'abbé Vincent Hendrickx. Membre de la communauté de l'Emmanuel, il a en charge la paroisse Sainte-Julienne à Salzinnes. ''La vie fraternelles est un choix, une décision fondamentale. Nous prions beaucoup ensemble, c'est une priorité. Nous prenons aussi du repos ensemble et des temps de détente. Une fois par semaine, nous allons au restaurant. Chacun prend quelques minutes pour dire ce qui a été positif dans la semaine et ce qui l'a été moins. C'est le moment de se dire les choses aussi: il s'agit d'aimer l'autre comme il est. Et puis de passer à la détente, au rire.'' Ces jeunes prêtres qui sont devenus des amis savent ne se pas se prendre au sérieux. Mot d'ordre aussi dans la communauté: ne pas critiquer les autres même sur le ton de la plaisanterie. ''Et oui même dans le milieu ecclésiastique nous ne sommes pas épargnés par le démon de la critique... '' ponctue le jeune prêtre. L'abbé Hendrickx est heureux de dire que ce plaisir qu'ils vivent entre eux, les fidèles le ressente.
Ces témoignages ont permis à chacun de se rappeler qu'il y avait plusieurs possibilités de vivre sa vie sacerdotale. Une constante cependant: l'attention à l'autre, aux autres. Autre constante: qu'importe le choix qui sera fait il n'existe pas de formule de vie idéale. il faut savoir ''mordre sur sa chique''!
Christine Bolinne
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