Diocèse de Namur Diocèse de Namur
Rechercher  

Identifiant:

Mot de passe:
Mot de passe oublié ?
Besoin d'aide ?



Homélies Mgr Van Cottem

Notre Évêque
nous parle
Homélie pour les ordinations du 27 juin 2010 (27/06/2010)


Rendons grâce au Seigneur parce qu’aujourd’hui il donne à son Eglise 4 nouveaux prêtres. C’est un don inestimable qui nous vient de l’amour de notre Dieu.

A l’avant-veille de la fête des saints apôtres Pierre et Paul, la Parole de Dieu qui nous est adressée est celle de la solennité des deux colonnes de l’Eglise.

L’évangile de ce jour pose la question de « qui est Jésus ». Et comme en écho « qui est Pierre ». Il faut remarquer que Jésus pose la question le concernant en deux fois et de deux façons différentes. La première fois, il demande « qui est, d’après ce que disent les gens, le fils de l’homme ». La deuxième fois, il interpelle personnellement. « Mais vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? ».

Il y a d’abord ce que les autres pensent au sujet de Jésus. Les opinions, telles que les disciples les rapportent, sont tout-à-fait discordantes (Jean-Baptiste, Elie, Jérémie et quelques autres prophètes). Mais Jésus ne se contente pas de ce que dit l’opinion publique à son sujet. Il s’y intéresse à peine. Ce qui l’intéresse, c’est l’expérience personnelle que chaque disciple fait de lui. « Pour toi, qui suis-je ? ».

Au nom de tous, Pierre prend la parole « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». Alors, Jésus exulte en action de grâce « Bienheureux es-tu Simon, fils de Jonas, ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux ».

Heureux Pierre ! C’est la béatitude de Pierre. Jésus l’a transforme en une responsabilité pour l’avenir de l’Eglise. A la confession de l’apôtre « tu es le Messie » correspond la déclaration de Jésus « tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai on Eglise ».

La joie de la foi va se prolonger dans la mission qui lui est confiée : être la pierre de l’Eglise, tenir les clés du Royaume des Cieux, lier et délier sur la terre comme au ciel. Ainsi demeure la béatitude suscitée par le Père, malgré la fragilité de l’Eglise, la promesse lui est faite : la puissance de la mort ne l’emportera pas sur l’Eglise de Pierre.

Nous sommes cette Eglise imparfaite, mais surtout assurée de tenir bon dans la fidélité à celui qui la guide par sa Parole et son Esprit. Pierre est encore parmi nous. La béatitude à deux faces continue à rayonner aujourd’hui,
- tantôt comme une joie, celle de constater le rayonnement que le Seigneur donne à l’Eglise par le ministère de Pierre, des évêques et leurs collaborateurs les prêtres,
- tantôt comme une croix, tant la responsabilité est lourde pour des hommes toujours faibles, quelque soit par ailleurs leurs qualités humaines et spirituelles.

Etre pape, évêque, prêtre, serait folie s’il n’y avait pas sur eux et leur mission quelque chose de la promesse réservée aux premiers apôtres « tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise ».

En cette eucharistie, Jésus nous pose la question qu’il a posée à ses disciples « pour toi, qui suis-je ». C’est l’heure de faire silence, de laisser se taire les voix discordantes pour que monte en nous la voix du Père au plus profond de notre être. Alors, au coeur de l’Eglise notre mère, nous entendons Pierre confesser sa foi « tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».

C’est sur cette reconnaissance qu’aujourd’hui encore jésus bâtit son Eglise et affermit toute vocation en son sein.

Mes amis, vous qui, par pure grâce, allez être ordonnés prêtres de Jésus Christ au sein de notre assemblée, vous n’aurez de mission plus importante que de faire connaître Son nom et célébrer Son eucharistie avec amour.

Et puisque nous avons la joie d’avoir au milieu de nous la relique du coeur du Curé d’Ars, permettez-moi de prier devant et avec vous cette prière qui habitait son coeur :
« Je vous aime, Ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, Ô mon Dieu, infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer…
Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon coeur vous le répète autant de fois que je respire… Je vous aime ô mon Dieu. »

Voilà à quelle intensité d’amour peut mener la question que Jésus nous pose : « Pour vous, qui suis-je ? Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Heureux es-tu car ce n’est pas la chair et le sang, c’est mon Père qui t’a révélé cela. » Alors, à travers nous, se manifeste le visage toujours jeune d’une Eglise confiante en son Seigneur.

+ Rémy Vancottem


Annuaire Géographie Les paroisses Contact Agenda Flux RSS Podcast