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4/10/2009
Journée interdiocésaine des visiteurs de malades
Visiteur de malades: celui qui est toujours là quand on souffre

Pour ces hommes et ces femmes, impossible de concevoir la vie sans en consacrer une large place aux autres. Depuis des mois voire des années Marie, Suzanne... et tous les autres passent du temps au chevet des malades ou encore des personnes seules, isolées. Ces personnes au grand coeur sont visiteurs de malades. Comme vous peut-être demain.
Ce samedi 3 octobre, plus de 300 d'entre eux venus de toute la partie francophone du pays, sans oublier une délégation de Mechelen, étaient réunis au Collège Notre-Dame de la Paix à Erpent (Namur). Une journée pour s'informer et se former. Des moments aussi pour échanger avec d'autres visiteurs de malades. Et puis des instants pour rire avec l'humoriste poète (à moins que ce ne soit l'inverse)Paolo Doss.

La plupart en ont terminé avec la vie professionnelle. Ils ont du temps libre et pas uniquement pour eux et leurs petits-enfants. Ces hommes et ces femmes qui affichent un beau dynamisme sont des
visiteurs de malades. Une tâche difficile, ardue mais épanouissante.
Ce sont eux qui le disent. Samedi, ils étaient unanimes pour affirmer que le malade auprès duquel ils passent du temps leur apporte tellement.
Chaque semaine, ils poussent la porte des chambres des maisons de retraite, d'hôpitaux mais aussi d'un voisin, d'une voisine malade.
Etre visiteur de malade, c'est être là où est la souffrance. Etre confronté à la douleur ce n'est pas simple. Alors pour cette journée interdiocésaine de formation et d'information qui leur était consacrée, ils ont pu entendre une conférence de Jean-Michel Longneaux. Philosophe, J.-M.Longneaux est professeur aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur. M.Longneaux a su captiver son auditoire en abordant un thème aussi délicat qu'"Accueillir et accompagner la souffrance des personnes visitées"
avec des mots simples, en partant d'exemples qui font partie du vécu de ces visiteurs. Ainsi cet homme. Il est là, au chevet de sa femme mourante, il a perdu sa fille unique quelques mois plus tôt....
L'homme se révolte, ne veut plus croire en quoi que ce soit, en qui que ce soit... Des moments comme celui-là, les visiteurs de malades ont appris à les gérer.
"Etre là"
Jean-Michel Longneaux parlera de la souffrance bien présente. La douleur qui transforme l'homme en animal traqué qui n'a qu'une envie se retirer voire demander l'euthanasie pour en finir avec ce corps:
"Quand il n'y a plus que la souffrance, on se retrouve livré à soi- même dans une passivité totale." Des moments tellement douloureux que le visiteur de malades peut se faire rabrouer. Jean-Michel Longneaux leur a dit que ce n'était pas grave: demain sera un autre jour et ça ira mieux. Il leur a aussi redit que l'important c'était d'être là discret, prêt à entendre, à écouter. "Etre là, être présent voilà ce qui est le plus important. En étant présent vous humanisez la souffrance qui peut être tellement inhumaine. Vous donnez le droit au malade de crier sa souffrance tout en étant le gardien discret d'une espérance."
Le philosophe a aussi voulu mettre en garde son auditoire: attention à la volonté de trop faire ou de vouloir trop bien faire. "Le visiteur de malades est un maillon parmi d'autres. Vous n'êtes pas là pour tout prendre en charge: il y a les médecins, psychologues... " Jean-Michel Longneaux a su marquer son public en terminant son exposé par une très belle image: "Vous êtes comme les bâtisseurs de cathédrale. Les personnes qui ont pris en charge les fondations et la construction des murs ne seront plus là pour voir le résultat fini. Ce sera pour leurs enfants ou leurs petits-enfants. Vous, c'est pareil. Votre présence auprès du malade aura été très importante même si le résultat final n'est pas toujours visible."
Avec un moral gonflé à bloc, tous ont participé à différents carrefours. L'occasion d'échanger les expériences des uns et des autres. Ainsi cette dame qui regrette de ne pas être informée du décès d'un de "ses" malades lorsqu'elle arrive dans une maison de retraite.
Elle pourrait ainsi assister aux funérailles. Beaucoup partagent cet avis. Une visiteuse de malades fera remarquer que le personnel des homes est déjà tellement débordé, il ne pourrait pas prendre en charge cette nouvelle tâche. Des échanges comme celui-à, il y en aura eu des dizaines. Et puis une constante chez ces hommes et ces femmes: tous diront que la prière est une aide précieuse. Avant de rendre visite à une personne malade, c'est vers Dieu qu'ils se tournent.
Discrétion
Après le repas, c'est Paolo Doss qui occupera la scène. Une sensibilité à fleur de peau pour rendre hommage à ces visiteurs de malades si précieux. Un clown, un jongleur des mots qui va dans les hôpitaux apporter un sourire sur les lèvres des enfants malades Autrement dit, la souffrance il connaît.
Etre visiteur de malade n'est pas facile, vous l'aurez compris, mais très enrichissant. Sachez qu'un peu partout dans les diocèses du pays, des équipes de visiteurs de malades existent. Beaucoup ne demandent qu'à s'étoffer. Mais attention, il n'est pas question de s'engager à la légère. L'abbé Joseph Bayet est responsable diocésain pour Namur des visiteurs de malades. "Les personnes qui s'engagent doivent savoir que c'est sur du long terme que nous avons besoin d'elles. Elles doivent aussi être fiables. Et puis nous leur demandons encore une grande discrétion. Le malade parle, se raconte au fil des rencontres. Il est bien évident que cela doit rester confidentiel. Par contre, il est normal d'échanger lors des rencontres entre visiteurs de malades d'une même équipe. Parler avec d'autres visiteurs peut aider à trouver des pistes pour mieux communiquer avec le malade, par exemple."
Christine Bolinne

Partout, on a besoin de visiteurs de malades. Alors si consacrer un peu de votre temps aux autres vous intéresse, il vous suffit de prendre contact avec les différents responsables diocésains Brabant wallon: Christiane Dereine, 67, chaussée de Bruxelles à 1300 Wavre. Tél: 010/23.52.76.
Bruxelles: Cécile Gillis-Devleminck, 14, rue de la Linière à 1060 Bruxelles. Tél: 02/533.29.55.
Liège: M.Welkenhuyzen, 37/001, rue de Liège à 4800 Verviers. Tél:
087/26.61.13.
Namur: Abbé Joseph Bayet, 113, rue E.Falmagne à 5170 Lustin. Tél:
081/22.79.69.
Tournai: Jeannine Hainaut, 80, Résidence Milfort à 7011 Ghlin. Tél:
065/34.06.30.=
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