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6/6/2013
Au monastère de Chevetogne, l'Eglise d'Occident rencontre l'Eglise d'Orient
Dans les champs avoisinants, les boutons d'or fleurissent à foison. Les vaches qui paissent à proximité apportent une touche de sérénité supplémentaire aux lieux. Ce cadre bucolique est celui du monastère bénédictin de Chevetogne, haut lieu de l'oecuménisme. Ce monastère est unique au monde, il est le point de rencontre entre l'Eglise de l'Occident et celle de l'Orient. Des moines y célèbrent selon la tradition de l'Occident tandis que d'autres célèbrent selon la tradition de l'Orient byzantin. Sur un même site vous trouvez ainsi une église byzantine et une église latine. Mgr Vancottem est allé à la rencontre de cette communauté.
Mgr Vancottem pointe du doigt un simple banc de bois installé dans le narthex de l'église byzantine. ''J'étais assis là''... lance-t-il. C'était à la fin des années 70 et il accompagnait alors des séminaristes qui vivaient, à Chevetogne, la semaine sainte. Cette fois, c'est comme évêque du diocèse de Namur qu'il a visité Chevetogne. Un monastère unique dans le monde.
Les moines sont actuellement 27 à partager cet ancien château. La moyenne d'âge est d'environ 50 ans. Neuf sont originaires de Belgique: quatre Wallons et cinq Flamands dont le Père Abbé, le Père Philippe Vanderheyden. Les autres moines représentent 10 nationalités!
Les moines qui célèbrent selon la tradition de l'Occident constituent une aide précieuse pour le diocèse: ces religieux viennent en aide aux prêtres de la région. Le dimanche, ils président ainsi régulièrement les eucharisties dans les paroisses de Haversin, Serinchamps, Buissonville... Ils célèbrent encore l'eucharistie pour les Frères des écoles chrétiennes qui vivent, à Ciney, au Mont de La Salle. Chaque semaine, ils y sont rejoints par des fidèles. ''Animer une paroisse ne fait pas partie de notre vocation souligne le Père Philippe. Par contre nous attachons beaucoup d'importance à nous insérer dans la vie du diocèse.''

Tous des chercheurs de Dieu
Des moines bénédictins qui entretiennent d'excellents contacts avec d'autres moines, les trappistes de Rochefort. Le confesseur des moines de Chevetogne est d'ailleurs un trappiste. L'aide est spirituelle bien sûr. Elle peut aussi être financière. La communauté de Chevetogne vit en majorité des revenus qui proviennent de l'hôtellerie. Des retraitants souvent étrangers y sont particulièrement nombreux. ''Les personnes qui viennent à Chevetogne nous rejoignent pour la beauté de la liturgie, pour les icônes, l'encens....'' ponctue le Père Philippe. Si le retraitant le souhaite, il peut bénéficier d'un accompagnement. Le Père Abbé poursuit: ''Nous sommes tous des chercheurs de Dieu. En venant ici, les retraitants vont tenter de vivre comme les moines. Nous avons une structure de vie qui peut aider dans notre vie de foi. Nous sommes entourés par la nature. Il y a aussi des poules, des canards, des oies... des ânes. Nous voulons montrer qu'il y a beaucoup de Dieu à travers la beauté de la création. La beauté visible est de le reflet de la beauté invisible de Dieu.''
Les moines se chargent de l'entretien des lieux, de la préparation des repas... Ils tentent, pour limiter les dépenses, de vivre le plus possible en autarcie. Ce n'est bien sûr pas toujours possible. Et l'abbaye de Rochefort est déjà souvent venue en aide à sa voisine notamment lors de la construction de l'église latine. Les stalles viennent de l'abbaye de Rochefort.

Paradoxe
Le monastère de Chevetogne est presque plus connu dans le monde que non seulement dans le diocèse mais aussi en Belgique. Ce monastère est avant tout un lieu de rencontres spirituelles et intellectuelles entre l'Eglise d'Occident et l'Eglise d'Orient. Un monastère bénédictin qui vise l'unité des chrétiens. Ces moines, chercheurs de Dieu par excellence, voyagent beaucoup de par le monde toujours pour intensifier cette unité. Ils donnent des conférences, assistent à des colloques... Et ils célèbrent bien sûr et pas que le dimanche. Et à chaque moment de prière, ils sont nombreux à accompagner les moines que ce soit dans l'église latine ou encore dans la crypte où l'on célèbre suivant le rite byzantin. Un contraste et pas que par l'architecture des lieux. Une église latine en totale sobriété quasi dans le dépouillement. Une église ou encore une crypte byzantines sombres avec des fresques qui courent du sol au plafond. Les célébrations qui peuvent durer plusieurs heures s'y font en alternance en slavon ou encore en grec et sont bien sûr accessibles à tout un chacun.
Lors de sa visite Mgr Vancottem a pu visiter les deux églises et bénéficier des commentaires éclairés du Père Thaddée Barnas (la photo). Celui-ci est bien connu dans le diocèse: il préside la Commission diocésaine de pastorale oecuménique. Il est aussi professeur toujours d'oecuménisme au Séminaire. L'évêque a aussi partagé la prière de midi, les sextes, dans la crypte, selon le rite byzantin avant de prendre le repas avec l'ensemble de la communauté.
Le journal français La Croix (la photo) va consacrer dans les prochaines semaines un dossier de six pages au monastère de Chevetogne. Une nouvelle occasion de faire connaître ce lieu si particulier, si riche.
Christine Bolinne
Pour plus de renseignements: www.monasterechevetogne.com
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