Jeunes Vie du Diocèse Formations Agenda

 Retour à la liste
18/1/2022
Sur la route de la prêtrise, Boris est heureux « de voir le bout du tunnel »
Le début de cette année 2022 sera riche en émotions pour Boris Houengnissou. Le 23 janvier prochain, il recevra, à Martelange, des mains de Mgr Warin, l’ordination diaconale en vue du presbytérat. Originaire du Bénin, ce jeune quadragénaire - Boris a 45 ans - a déjà un parcours de vie très riche.
Boris Houengnissou vit son insertion pastorale à Warnach, à deux pas de la frontière luxembourgeoise. Il est impliqué dans l’équipe d’Oxfam tout en n’hésitant pas à s’investir là où son travail est nécessaire comme dans la catéchèse ou encore aux côtés des acolytes. « Je veux être attentif aux plus vulnérables tout en étant bien conscient que je suis sans doute, moi-même, un vulnérable qui s’ignore. » confie le futur diacre.
Le 23 janvier prochain, à Martelange, il sera ordonné diacre en vue du presbytérat. « Par la grâce de Dieu, je vois le bout du tunnel » ponctue Boris. À quelques jours de cette étape clé sur son chemin vers la prêtrise, Boris n’hésite pas à jeter un regard sur sa vie. Une vie qui a débuté au Bénin. « Je suis l’aîné d’une famille de sept enfants. C’est un peu beaucoup mais cela n’empêche pas une belle complicité entre nous » ponctue-t-il. Un pays où la polygamie est pratique courante. « Mes frères se sont inscrits, comme papa, dans cette mouvance. »
Une famille catholique qui se rend à l’église. Boris Houengnissou, alors qu’il est tout jeune, fait le constat qu’il est heureux en présence de Dieu. Il est acolyte. Les années passent et le jeune adolescent n’est plus aussi certain que c’est à Dieu qu’il va donner sa vie. Sa route croise celle des Salésiens. Avec eux, il va non seulement poursuivre ses études mais aussi cheminer, discerner. « Ils m’ont fait beaucoup de bien, confie Boris. À l’époque, j’étais plutôt turbulent. Et comme le voulait la tradition dans mon pays d’origine, il fallait me déplacer du cercle familial immédiat. C’est-à-dire me trouver un autre point de chute. Ce point de chute sera l’internat des pères salésiens de Don Bosco qui se trouvait à plus de 700 km de chez mes parents. Je passais en 6e primaire. J’étais très heureux de quitter pour la première fois mes proches et de voyager vers l’inconnu. »
Boris étudie l’agronomie durant cinq années se spécialisant dans les légumes à racines comme les patates douces ou encore l’igname. Bien décidé à être Salésien, il entame son postulat tout en travaillant. Travail qu’il arrêtera lors du noviciat durant lequel il est envoyé à Lyon où il étudie la philosophie et la théologie. Pour payer ses études, il travaille le soir, les week-ends, notamment dans un Mac Donald’s. C’est encore en France qu’il entre en contact avec la Famille des Messagers de l’Agneau. La Famille des Messagers de l’Agneau est présente en Belgique et plus spécialement à Bomel où Boris Houengnissou arrive en 2017. Il s’inscrit au séminaire pour devenir prêtre. Malgré les cours qu’il a déjà suivis, il doit reprendre quasi de zéro la formation. « Cela a été difficile » ajoute le futur diacre. Aujourd’hui, comme il dit, il arrive au bout du tunnel. C’est dans la sérénité qu’il se prépare à l’ordination. « Je sais que la main qui m’a conduit jusqu’ici ne me lâchera pas. » Et d’ajouter : « Je me laisse faire, je m’abandonne. »
C.B.

L’ordination diaconale de Boris Houengnissou aura lieu le dimanche 23 janvier à 15h à l’église de Martelange.
Translate in English - Nederlands - Deutsch