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12/1/2016
Adeline, postulante chez les cisterciennes de Soleilmont
Le 17 décembre 2015, une date à jamais gravée dans la mémoire d'Adeline Jacques, de sa famille et de ses proches. Ce jeudi-là, Adeline a rejoint l'abbaye de Soleilmont à Fleurus où elle est devenue postulante. A 26 ans, cette jeune femme originaire de Mettet, infirmière de formation a choisi de s'épanouir dans la spiritualité cistercienne.
''J'ai confiance..'' A quelques heures de son départ pour l'abbaye de Soleilmont, Adeline Jacques est sereine. Il s'agit pour elle de boucler ses bagages. Jusqu'à la prise d'habit, dans environ 9 mois, la jeune femme sera en ''civil''. Dans ses bagages encore, des livres.
Les jours qui ont précédé son entrée dans sa ''nouvelle vie'', Adeline les a consacrés à sa famille, à ses proches. ''Ils savent que c'est ce que je désire. Ils ont beaucoup de respect pour ma décision. Mes parents sont contents de voir que je suis bien dans mon choix. Ils me font confiance mais aussi à Dieu.''
En 2013, Adeline Jacques entrait chez les soeurs de Bethléem à Paris, des ermites qui vivent au coeur de la ville. Elle y séjournera plusieurs mois. Avec la prieure des soeurs de Bethléem, Adeline poursuit son travail de discernement. Elle se familiarise encore avec le travail de l'émail réalisé dans l'atelier d'art des religieuses: ''J'ai tout appris sur place. Je réalisais des croix.'' Toutes des activités qui se font dans le silence.
Les soeurs de Bethléem qui vivent à Paris sont jeunes: la majorité a entre 20 et 32 ans. Au fur et à mesure que les mois passent Adeline s'y sent de moins en moins bien. La prieure s'en rend aussi compte et finalement lui conseillera de changer de voie. Une déception qu'Adeline vivra dans la prière et la confiance avant de trouver un nouveau lieu pour s'épanouir et surtout poursuivre son objectif: se consacrer à Dieu.
Adeline Jacques: ''Le monastère de Soleilmont est ''cénobitique'', la vie monastique est vécue en communauté. A Paris, la vie était ''semi-érémitique'', il y a alors plus de solitude avec Dieu. Ce sont là deux formes de vie monastique bien belles mais qui bien sûr présentent des difficultés, des exigences qui ne sont pas les mêmes.'' A Soleilmont, où elle est actuellement la seule postulante, Adeline a fait connaissance avec une communauté plus âgée, beaucoup de soeurs sont des quinquagénaires. La plus âgée des cisterciennes a 95 ans.

Le lever? A 4 heures du matin
Une vie bien sûr rythmée, selon la règle de saint Benoît, par la prière, le travail mais aussi par l'étude. ''Le premier office est à 4 heures du matin. J'aime bien me lever tôt. J'ai appris cela quand je travaillais mais là je n'avais pas le choix!'' Au fil de la journée, la postulante vivra sept offices avec en plus des temps d'oraison, de lectures, d'enseignement. Adeline: ''Je suis passionnée par la vie monastique. Le travail y est varié. Chaque vendredi, elles préparent le pain. Elles font aussi des hosties, des biscuits...'' Les moniales s'investissent encore dans l'hôtellerie mais aussi dans le magasin ouvert sur le site du monastère. Un magasin où l'on peut également se procurer des objets artisanaux venus tout droit d'Inde où les cisterciennes sont présentes. L'argent servant bien sûr à soutenir les actions menées en Inde. Une vie pour le moins active. ''Nous sommes au lit à 20h15'' ajoute, très enjouée, Adeline.
La vie en communauté est redevenue la sienne. ''Jusqu'à présent, j'ai toujours eu de la chance. En communauté, chacune fait des efforts cela fait parie de la charité. Mais, c'est certain, cette vie est exigeante.''
A Soleilmont, elle vit en clôture, comme c'était déjà le cas à Paris. ''La clôture ne me fait pas peur, précise la jeune femme. On peut imaginer que la clôture est là pour nous protéger mais ce n'est pas l'essentiel. Il faut voir cette clôture comme un peu le désert où le temps est consacré à la recherche de Dieu.'' Les contacts avec la famille ne seront pas fréquents. C'est le courrier postal qui est privilégié: ''Heureusement, j'aime bien écrire'' ajoute-t-elle.

Mariée avec des enfants
Adeline est l'aînée de la famille: elle a un frère et une soeur. Elevée dans une famille chrétienne, elle a toujours été sensible aux autres. Après ses humanités, elle suit des cours pour devenir infirmière. Une profession qu'Adeline Jacques exercera durant près de trois ans dans une maison de repos. A 17 ans, Adeline participait déjà, à Lourdes, à des camps avec des personnes handicapées. Dans la communauté du Cénacle, elle rencontre des jeunes drogués et alcooliques: ils sont là pour s'en sortir bien sûr. Elle est à leurs côtés. ''Quand j'avais 21 ans, j'ai fréquenté occasionnellement la communauté Famille Marie-Jeunesse installée à Ciney lors de leurs grands rassemblements de jeunes. Elle m'a beaucoup aidée à (re)découvrir la beauté des sacrements, de la vie chrétienne, ainsi celle de la vie consacrée.''
Ce parcours n'empêche pas Adeline, comme les jeunes de son âge, d'imaginer son mariage et bien sûr de fonder une famille. ''Alors que je me voyais me marier, mon copain se rendait compte que j'étais très attirée par Jésus et il se posait des questions sur la suite de notre relation. Il y avait un tel décalage entre nous.'' Adeline tentait bien de se convaincre qu'elle se marierait et aurait des enfants mais au fond d'elle-même elle savait déjà que sa vie allait être bien différente...
Christine Bolinne
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